Trois générations d'artistes contemporains d'origine martiniquaise issus de l'art, de la musique et de la danse (re)donnent souffle au verbe anticolonial de Frantz Fanon dans le cadre d’une collaboration inédite où danse et percussions s'appellent et se répondent dans l’atrium du Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt.
En croisant les derniers mots d’Éric Garner avant sa mort (« I CAN’T BREATHE » ou « Je ne peux pas respirer ») avec l’analyse psychanalytique de Fanon sur les conséquences psychosomatiques des traumas coloniaux, la dramaturgie de Jean-François Boclé fait saillir les tensions musculaires du corps colonisé, tandis que Julien Boclé chorégraphie le mouvement des muscles respiratoires et que Thierry Pécou en régule le rythme par la percussion.

Jean-François Boclé
à partir d’extraits de Peau noire, masques blancs, L’An V de la révolution algérienne et Les Damnés de la Terre de Frantz Fanon
Julien Boclé
Chorégraphie et mise en scène
Thierry Pécou
Composition
Danseurs / Danseuse
Jade Lada
Lilian Damango
Sofiane El Boukhari
Julien Boclé
Loïc Elice
Yonas Pérou
Elisa Humanes
Percussions